• Expos bar

    Réel/ Découpe

    20 avril › 4 juin 2022 

    Par le Creahm Bruxelles

    Mercredi 25 mai ouverture en journée 12:30 > 17:00

    Trois artistes femmes, trois manières d’appréhender le réel à la découpe.
    Visages morcelés, peinture parfois proche du vitrail de Paloma Gonzalez.
    Réseaux mystérieux dégageant une énergie singulière de Caroline Vandermeiren.
    Espaces réservés des personnages issus de l’affect d’Anne N’Dayiziga.
    Trois regards qui questionnent ce qui se joue pour nous aujourd’hui dans les brisures, les blancheurs et l’absence.

    Le Créahmbxl (Création et Handicap Mental) est un laboratoire d’expérimentation artistique qui propose des ateliers d’arts plastiques et d’arts vivants à des personnes en situation de handicap mental. Au Créahmbxl, les participants développent leur propre pratique de création dans un mélange de liberté et d’apprentissage.

    Paloma Gonzalez
    Les portraits de Paloma Gonzalez s’attardent sur les visages, immenses. Ces têtes, caractérisées par de petites dents triangulaires et une chevelure structurée, nous interpellent par leur démesure. Travaillées au pastel, les silhouettes, vêtements, l’arrière-plan, sont soulignés d’un réseau de fines lignes, véritable maillage de formes géométriques qui dynamisent l’image et parfois la morcellent en multiples éclats. Des traits qui confèrent un relief au dessin, soudain animé de zones mouvantes. Au départ, l’œuvre de Paloma Gonzalez était constituée exclusivement de ces quadrillages abstraits. Peu à peu, l’artiste y a intégré des sujets humains. L’artiste porte une grande attention aux dégradés de couleur qui résultent de cette mosaïque de formes. La dernière touche au pastel représentera les yeux.

    Anne N’Dayiziga
    « Je rêve d’être fleurie de fleurs », écrivait Anne N’Dayiziga sur une immense fresque en noir et blanc. Aujourd’hui décédée, l’artiste originaire du Burundi a largement travaillé l’autobiographie. Sa famille, sa sœur et les photographies que celle-ci postait sur les réseaux sociaux ont alimenté un travail au pastel gras, dont le trait s’est d’abord affiné en blanc sur noir avant de se coloriser. Les œuvres d’Anne N’Dayiziga sont foisonnantes : l’espace déborde de nature, de personnages et de pensées. Ses représentations sont quelquefois travaillées à la fois à l’endroit et à l’envers comme sur une carte à jouer. Sensible, l’œuvre d’Anne N’Dayiziga comporte également de la gravure, où la blancheur domine, et des carnets à spirales qui déroulent des portraits de famille légendés.

    Caroline Vandermeiren
    Un temps, Caroline Vandermeiren a représenté de petits personnages de dessin animé pris dans les mailles de filets tentaculaires. Puis, l’œuvre a basculé dans l’abstraction. Seuls sont demeurés ces réseaux ou ces échelles qui couvrent toute la feuille. Penchée au plus près sur leur exécution, feutre à la main, Caroline Vandermeiren éblouit par son sens de l’espace et de la composition. Tantôt plus resserrés, tantôt plus respirants, les réseaux superposés s’élèvent sur la feuille, dans une palette de couleur qui séduit. L’équilibre des motifs, leur rapport dynamique, constitue un point fort de l’œuvre, encore plus remarquable dans les compositions à l’acrylique et au feutre où deux échelles de maillages se superposent.

    Exposition visible les jours de représentation. Le BAR ouvre une heure avant le début du spectacle. Le mercredi 25 mai ouverture en journée 12:30 > 17:00. Entrée libre